« Comme si on retrouvait là un monde perdu »

« Comme si on retrouvait là un monde perdu »

Star de l'art contemporain, le Catalan Miquel Barceló a très longtemps travaillé dans le pays Dogon, au Mali, au pied de la falaise de Bandiagara, qui a beaucoup frappé Leiris durant sa traversée de l'Afrique. Barceló revient sur ce territoire - et cet imaginaire - qu'il partage avec l'écrivain.

COLETTE FELLOUS. C'est la lecture de L'Afrique fantôme, de Michel Leiris, qui m'a conduite vers vous : j'ai eu envie de savoir si la lecture de Leiris avait été importante dans votre lien avec l'Afrique, avec votre Afrique. Nous sommes à Paris, dans votre atelier, entourés par cette série de magnifiques portraits, ces visages qui nous regardent, un peu fantomatiques eux aussi.

MIQUEL BARCELÓ. J'ai beaucoup d'empathie avec Michel Leiris, je relis souvent L'Afrique fantôme, surtout maintenant que je ne peux plus aller dans ma maison au Mali, alors que j'y suis allé régulièrement pendant vingt-cinq ans. J'aime le Leiris des années ...

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