« En quoi consiste mon sacré ? »

« En quoi consiste mon sacré ? »

Le cofondateur du Collège de sociologie revendique une approche très littéraire et personnelle du sacré, qui tend à devenir chez lui « une religion de l'art » sans divinité.

La définition du sacré est à peu près aussi difficile que la capture de la truite à la main. Parler du sacré en anthropologue impose de remonter à Émile Durkheim et à Marcel Mauss, qui établissent entre le domaine profane et le domaine sacré une clôture que le rite a pour fonction d'affirmer. Mais, chez Durkheim lui-même, une autre acception du sacré déborde déjà cette première définition, sans nécessairement la contredire, puisqu'il voit dans le sacré rien moins qu'une représentation du social. C'est finalement la société qui est sacralisée ! Par rapport à ces définitions canoniques, Michel Leiris occupe une position singulière. Malgré son attachement déclaré à ces auteurs, il se situe, ...

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