« Il était très en avance, au-delà des frontières et des genres »

« Il était très en avance, au-delà des frontières et des genres »

Une ample exposition se veut le musée imaginaire de l'écrivain, à la croisée des arts, de la littérature et de l'ethnographie. Entretien avec les deux commissaires de « Michel Leiris %26amp; Co », qui a mis quelque vingt-cinq ans à voir le jour : son interdisciplinarité est déconcertante pour les institutions.

Projet de longue haleine, l'exposition « Michel Leiris %26amp; Co » s'apparente à un musée imaginaire de l'écrivain. Quelque 350 objets et oeuvres (venues d'Afrique, ou signées de Picasso, Miró, Giacometti, Bacon, mais aussi de Kader Attia, Miquel Barceló, Jean-Michel Alberola...) restituent un univers transdisciplinaire (à la croisée des arts, de la littérature et de l'ethnographie), à travers lequel apparaît un siècle tout entier. Commissaires (avec Denis Hollier) de cette exposition, Agnès de La Beaumelle et Marie-Laure Bernadac évoquent le formidable éclectisme de Leiris.

Depuis la mort de Michel Leiris, en 1990, vous avez porté, tour à tour puis ensemble, ce projet d'u ...

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