« L'effrayant génie » du romantisme

« L'effrayant génie » du romantisme

Plaçant son Génie du christianisme dans la continuité des Pensées, Chateaubriand insiste sur leur aspect angoissé, leur propension au doute, leur désespoir face à l'ennui et au néant. À sa suite, Musset, Vigny, Ballanche ou Baudelaire finiront de fixer l'image d'un Pascal ténébreux.

Si Les Provinciales étaient considérées au XVIIIe siècle comme le grand texte pascalien, dont Voltaire disait qu'il avait fixé le langage, à la toute fin du siècle, les Pensées jouent chez les romantiques un rôle majeur dans la réception de Pascal. Chateaubriand place le Génie du christianisme dans la continuité de l'apologie pascalienne. Conscient, comme Pascal, de l'insuffisance des preuves rationnelles pour conduire vers Dieu, il affirme que l'essentiel n'est pas de prouver des vérités, mais de les faire aimer par des preuves qui vont « plus au coeur qu'à l'esprit ». Alors que Voltaire opposait à un Pascal misanthrope et métaphysicien les arguments d'un final ...

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