Éric Pessan, l'art de la fugue

Éric Pessan, l'art de la fugue

De Buchenwald à Lisbonne, un homme fuit son sort, ses angoisses et l'heure prochaine des engagements. Un road-movie alcoolisé, assailli par de multiples voix et références.

Quel démon pousse un homme à quitter son véhicule pour parcourir nu l'asphalte, entre deux files d'embouteillages ? À déambuler dans une robe acrylique de fée, l'oeil morne et la barbe brouillonne ? À quitter femme et enfant, sans laisser d'adresse ? « Chacun sa chimère », écrivait Baudelaire dans un poème en prose. Chacun son démon, répond Éric Pessan dans un roman tout aussi spleenétique.

De Buchenwald à Lisbonne, un homme fuit son sort, ses angoisses et l'heure prochaine des engagements. Il fuit sans panache ni but ; sans les caméras glorieuses auxquelles rêvait déjà Muette, fugueuse du précédent roman. Prétexte de l'échappée ? Écrire, trois mois durant, pour assembler « le puzz ...

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