Alexakis, lumières de l'endeuillé

Alexakis, lumières de l'endeuillé

Affligé par une Grèce désespérée et une France morne, l'écrivain s'adresse post mortem à Jean-Marc Roberts, son ami et éditeur disparu. Le ton est certes grave, mais aussi drôle, léger et attentif.

Au moment de la publication du Coeur de Marguerite, Vassilis Alexakis nous disait : « Pour faire un livre, il faut deux ingrédients, comme il faut deux aiguilles pour tricoter. » La chaîne et la trame : écrivain est un métier à tisser. Quinze ans déjà, comme si c'était hier, et la recette n'a pas changé, non seulement dans La Clarinette une vieille dame (elle est centenaire) tricote des pull-overs pour les enfants pauvres de l'hiver grec, mais les deux ingrédients, les piliers qui supportent le livre, sont de lourdes aiguilles, elles ne nouent aucune laine, elles vous ponctionnent la moelle, morphine ou venin, elles sont le deuil et l'indignation : Jean-Marc Roberts est ...

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