Au crible de la tauromachie

Au crible de la tauromachie

Leiris n'a pas seulement été un ardent aficionado de la corrida : il considère la littérature, l'art et sa propre vie comme une tauromachie. Est-il encore possible de l'entendre aujourd'hui ?

Quiconque aime la corrida, ou l'écriture, doit lire Miroir de la tauromachie. Mais le pouvons-nous encore ? Pouvons-nous encore comprendre le regard de Leiris sur la corrida ? Certaines scènes qu'il évoque appartiennent à un monde révolu. Où et quand a-t-il pu voir, par exemple, ce carnage de « chevaux éventrés », devenu impossible depuis l'introduction du caparaçon en 1928 ? Mais surtout cette vision leirissienne ne peut plus être tout à fait nôtre.

Michel Leiris considère la littérature, l'art et sa propre vie comme une tauromachie. Huit ans après Miroir (1937), il écrit « De la littérature considérée comme une tauromachie », en préface de L'Âge d'homme,...

Réservé aux abonnés au site
Abonnez-vous au site pour lire l'intégralité de cet article.
Déja abonné ? Identifiez-vous