Aux Antilles, le miroir de Lam

Aux Antilles, le miroir de Lam

Le métissage des Antilles, douloureux et luxuriant, passionne Leiris, qui devient notamment proche du peintre cubain Wifredo Lam - que l'ethnologue a, paradoxalement, initié à l'art nègre.

Les Antilles occupaient déjà une place essentielle chez les anciens compagnons surréalistes de Leiris : Artaud, Breton, Desnos, Masson, Péret, ont projeté « leur dégoût de notre civilisation industrielle » dans cet univers riche et composite. Dans son commentaire du tableau du Cubain Wifredo Lam, Bélial, empereur des mouches (1948), Leiris décrit le métissage douloureux des mondes européens, négro-africains et antillais dans sa complexité. Il y voit « l'image même des Antilles, belles terres dont les habitants sont placés devant ce choix : s'aliéner soit dans une occidentalisation nocive tant qu'elle se fera sous le signe de l'argent, soit dans un exotisme de commande (ce doudoui ...

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