Benjamin, l'arpenteur baudelairien

Benjamin, l'arpenteur baudelairien

L'écrivain allemand n'aura cessé de sillonner l'oeuvre de Baudelaire, comme une ville où l'on peut flâner à l'infini. Une nouvelle édition rassemble toutes les traces de cette quête acharnée.

Commencée en 1959 avec un premier recueil d'essais traduit par Maurice de Gandillac et publié par Nadeau, la traduction en français de l'oeuvre de Walter Benjamin, après avoir traîné, a pris un tour foisonnant, et aujourd'hui, entre les textes circulant d'un volume à un autre, les recueils plus ou moins composites, la correspondance, les rééditions et les livres de poche, sans compter la très abondante littérature critique consacrée à l'auteur, il est bien difficile de s'y repérer. Mais la forme même de ce dédale, avec ce qui s'y égare et ce qu'on peut y trouver par surprise, ressemble à ce que fut la forme de la ville pour Benjamin, et ce n'est pas l'un des moindres mérites de la refonte ...

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