Docteur Voltaire et Monsieur Pascal

Docteur Voltaire et Monsieur Pascal

L'auteur de Zadig moque celui des Pensées en en faisant un cas médical de mélancolie. Il pousse l'ironie jusqu'à prétendre que la noirceur de Pascal incite à l'athéisme.

« Le poumon, vous dis-je » : voilà d'abord comment Voltaire répond à Pascal dans le dialogue qu'il s'invente avec le philosophe dans les « Remarques sur les Pensées de M. Pascal » (Lettres philosophiques, 1734), puis dans les « Dernières remarques » (1777), un an avant de mourir.

« Le poumon ! », ou plutôt : « Vrai discours de malade », comme l'écrit Voltaire. Pascal, malade imaginaire et malade par imagination, prend de vieux mythes et ses idées noires pour la réalité. C'est un Argan et un Alceste qui « s'acharne à nous peindre tous méchants et malheureux » et « dit éloquemment des injures au genre humain ». Il souffre d'une maladie typiquement théologique, la mé ...

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