La langue de Spinoza, un territoire à affranchir

La langue de Spinoza, un territoire à affranchir

Deux amis de Spinoza, les humanistes Meyer et Koerbagh, ont promu, à travers traductions et dictionnaires, l'usage du néerlandais pour que le savoir soit accessible à tous et ne soit plus l'apanage de l'élite latinisante.

Amis de Spinoza, Lodewijk Meyer et Adriaan Koerbagh admiraient ses idées philosophiques, mais participaient aussi à un projet plus général d'émancipation bourgeoise pendant le Siècle d'or des Pays-Bas. Ils croyaient que l'égalité linguistique était indispensable et, pour cela, ils traduisaient des oeuvres érudites et des dictionnaires. Meyer, par exemple, a poursuivi les activités de traduction de son demi-frère, Allart Kók. Dans un poème publié en préambule à la traduction d'une logique scolastique en néerlandais, il souligne les avantages d'un travail universitaire en langue vernaculaire : le néerlandais, « une langue libre et belle », serait « plus clair que le latin, entaché par le gr ...

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