Eduardo Mendoza '' L'espèce humaine est difficile à aimer ''

Eduardo Mendoza '' L'espèce humaine est difficile à aimer ''

Le Barcelonais s'est imposé au milieu des années 1970 en affichant un goût de la narration contrevenant au formalisme dominant. Nul conservatisme chez ce conteur virtuose, « anarchiste dans l'âme », mais un goût profond pour la faconde du XVIIIe siècle, qui devait tout naturellement refleurir, selon lui, à la fin du XXe.

Son premier roman, La Vérité sur l'affaire Savolta, publié en 1975, donna le signal d'une révolution dans un monde littéraire espagnol où régnait en maître « l'expérimentalisme ». Retour au récit, à l'aventure, bref à l'histoire, tel était le credo du jeune Eduardo Mendoza et de quelques autres. Démarche réactionnaire ? Pas vraiment, car ces jeunes turcs étaient parfaitement conscients de la nécessité de réinventer la forme du roman telle que nous l'avait léguée le XIXe siècle. Le récit, certes, mais raconté avec une certaine distance, ironique et néanmoins bienveillante. Une sorte de postmodernisme ibérique. À l'arrivée, quelques chefs-d'oeuvre dont l'inoubliable Ville des p ...

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