Face à la santé mentale, un surmoi encombrant

Face à la santé mentale, un surmoi encombrant

Foucault est une référence omniprésente chez les critiques de la psychiatrie, supposée servir le contrôle social. Non sans simplismes, que l'auteur d' Histoire de la folie n'aurait sans doute pas contresignés.

Foucault n'a certes ni connu ni pressenti la transformation mondiale de la vieille psychiatrie, centrée sur la psychose et les médicaments, en cette nébuleuse de concepts et de pratiques qu'est aujourd'hui la « santé mentale ». Le fait qu'on définisse aujourd'hui le bien-être, tant personnel que collectif (et pas juste le mal-être ou les déviances), en termes de santé mentale, voilà en effet un développement inédit. Que, du coup, la dépression, les traumatismes, l'addiction, voire depuis peu les troubles bipolaires soient devenus moins des entités morbides aux contours clairs (au moins pour les psychiatres !) et de plus en plus des idiomes de détresse grâce auxquels nous exprimon ...

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