Francisco goya, l'éclair tardif

Francisco goya, l'éclair tardif

Le peintre fut longtemps un courtisan opportuniste et académique, avant de brusquement se révéler ange des ténèbres. L'écrivain Michel del Castillo tente d'éclairer cette transfiguration mystérieuse.

Goya n'est pas un sujet facile. Hormis ses liaisons extraconjugales, l'attaque qui le terrassa à 47 ans, la complète surdité qui en résulta, et l'exil final, sa très longue vie ne prête guère au pathétique. C'était un provincial trapu, rugueux, machiste, opiniâtre, souvent opportuniste, bouillonnant, sombre et paradoxal ; tout à la fois catholique, monarchiste, adorant les femmes, les jeux païens de la corrida, et plein d'accents mystiques (plutôt magiques, voire sataniques) et d'élans philosophiques, pour ne pas dire révolutionnaires ; viscéralement attaché à son terroir, et prêt à tout pour s'attirer les honneurs de la cour, toujours avide d'argent, en perpétuelle quête d'élévation et d ...

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