Georges Bataille, frère de fièvre

Georges Bataille, frère de fièvre

Période cruciale pour Michel Leiris, les années 1930 s'ouvrent sur sa rupture avec le surréalisme et sur ses retrouvailles avec Georges Bataille. L'hostilité de celui-ci envers Breton avait perturbé l'amitié qui les liait depuis 1924 : mus par le goût commun de la dissipation, ils avaient alors envisagé de fonder dans un bordel un nouveau mouvement littéraire. Ces retrouvailles avec Bataille font écrire à Leiris, en 1934, « je t'aime comme un frère ». Ce qui se traduit par une participation active aux projets collectifs de son ami : la revue Documents, le Cadavre antibretonien, puis le Collège de sociologie. Cette proximité ne cessera toutefois d'être problématique et oc ...

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