Giacometti et Bacon, deux amis et totems

Giacometti et Bacon, deux amis et totems

Les deux artistes furent des intimes de Leiris sur le plan personnel mais aussi créateur : l'écrivain dit leurs oeuvres plutôt qu'il ne les commente, y débusque ce qui travaille sa propre littérature.

Discret, voire timide, Michel Leiris n'en était pas moins avide d'échanges intellectuels, en particulier avec ses pairs, artistes ou écrivains, dès qu'il décelait chez eux les signes d'une connivence. La sorte de phalanstère formé en 1922, rue Blomet, dans l'atelier d'André Masson, fut le terreau où s'est enracinée sa vocation d'écrivain. Un écrivain immédiatement immergé dans le monde de la création plastique, dans l'intimité des ateliers des artistes, ses frères, partageant leurs recherches, leurs inquiétudes, leurs ambitions, et les faisant partager au lecteur. Car Leiris n'est pas vraiment critique d'art. Quand il écrit sur ses amis Masson, Miró, Giacometti, Picasso, Lam ou Bacon, c'e ...

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