Jacques Rancière : "La fiction moderne donne du temps à ceux qui ne l'ont pas"

Jacques Rancière : "La fiction moderne donne du temps à ceux qui ne l'ont pas"

Selon le philosophe, « la fiction moderne donne du temps à ceux qui normalement ne l'ont pas », et cela se joue pour l'essentiel entre les années 1830 et 1950. Il revient sur cette « séquence » dans un nouveau recueil.

Qu'est-ce qu'on considère comme digne d'être raconté ou représenté ? Quel type d'existence ? Quel genre d'action ou de perception ? Ces questions ne sont pas minces. Elles occupent depuis longtemps le philosophe Jacques Rancière, à la lisière de l'esthétique et du politique. Il ne s'agit pas de promouvoir un art militant, ni d'exhumer des oeuvres de supposés « messages » idéologiques. Pour lui, toute oeuvre d'art induit des choix qui cristallisent une vision du monde, un certain « partage du sensible », rendant perceptible ou occultant tel ou tel problème, telle ou telle forme de vie. L'un des grands partages, selon le philosophe, se joue dans la transition ou la rivalité entre un régime ...

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