Kamel Daoud, Zabor ou les psaumes

Kamel Daoud, Zabor ou les psaumes

L'écrivain inverse le principe des Mille et Une Nuits en suivant un jeune homme qui raconte pour sauver la vie des autres. Cela se passe dans un village écrasé par le soleil et les interdits, dans l'Algérie des années 1980, où « les femmes se terrent et disparaissent comme des hontes » et où Zabor apprend seul le français en déchiffrant des livres abandonnés par les anciens colons. Un récit aux accents bibliques et une avouée « autobiographie fabulée ».

L'histoire se passe dans un bled paumé de l'Ouest algérien bizarrement nommé Aboukir. Elle parle de langue et de littérature, de femmes recluses, de haines familiales et du sort fait à ceux qui s'approchent des livres, sacrés ou profanes. Zabor est un garçon étrange et solitaire qui a un don : il peut empêcher la mort des autres en écrivant sur leur vie. Sa mère est morte, son père l'a mis à l'écart de la maison, ses douze demi-frères éprouvent pour lui un mélange de jalousie et de mépris.

Le récit a des résonances bibliques. Le lecteur averti reconnaîtra, affleurant dans le texte, les histoires de Caïn et Abel, de Joseph et ses frères, de Jonas (Younès) et la baleine et, surtout, ...

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