Légender des photos

Légender des photos

Des photos de famille anonymes alimentent un récit à trois dimensions : un roman qui fantasme les vies de ces visages, une enquête retrouvant leurs traces, des chansons faisant le pont entre les deux registres.

C'est avec une infinie précaution qu'il faut ouvrir l'enveloppe d'Isabelle Monnin : ce troublant triptyque transgenre exhale des poussières d'instants, fait parler les oubliés - un envoûtement qui provient autant de la singularité absolue de la démarche que de l'émotion brute du résultat. Où la mémoire commence-t-elle ? A-t-elle une fin, un lieu ? Peut-on lire une photographie ? Écrivain et journaliste, Isabelle Monnin fait parler les fantômes (Les Vies extraordinaires d'Eugène, notamment, étaient le récit d'un « aurait dû » : la vie que n'aura pas le fils des héros, mort à 6 jours). Et quand, en juin 2012, elle achète 250 Polaroid sur Internet, c'est bien ce qui l'anime : (re)do ...

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