La Belle Vie

La Belle Vie

Le 11 septembre 2001 aurait-il fait mûrir certains écrivains ? On connaissait le Jay McInerney du siècle précédent, chantre des yuppies new-yorkais, trentenaires alors plus heureux que damnés, partageant leur temps entre les vernissages, les dîners mondains et les week-ends à Long Island. Ces personnages ont depuis vieilli. Mais l'imaginaire de leur créateur semble surtout s'être drapé d'un voile plus sombre et tragique, comme l'immense drap noir dont le dessinateur Art Spiegelman nappa les tours jumelles sur la couverture du New Yorker la semaine qui suivit l'attentat. Le fils des collèges chics de la Nouvelle-Angleterre n'a pas renoncé pour autant à son sujet : l'univ ...

Réservé aux abonnés au site
Abonnez-vous au site pour lire l'intégralité de cet article.
Déja abonné ? Identifiez-vous