La reconquête d'Aníbal

La reconquête d'Aníbal

En Uruguay, la fable d'un jeune homme écrasé par son prénom et le legs d'un père historien.

« Oh, enfant qui doit tout à un nom. » Cette phrase pourrait expliquer à elle seule le lourd fardeau qui pèse sur l'antihéros du roman de Pablo Casacuberta. Elle est de Marc Antoine, qui reproche à Octave de n'avoir d'autre mérite que d'être le fils de César. Le personnage de Scipion s'appelle lui Aníbal Brener, et tout son destin est inscrit dans cette prison onomastique. Son plus grand malheur est d'être le fils du grand Brener (qui n'a pas besoin de prénom, lui), grand historien de l'Antiquité. En prénommant son fils Aníbal, le père songeait à lui indiquer la voie d'Hannibal, le puissant général carthaginois. Mais il se pourrait que le héros incarne plutôt le Hannibal final, c ...

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