La tour de Montaigne

La tour de Montaigne

De la terrasse, le regard se perd à l'horizon. Des forêts, deux ou trois villages clairsemés, des champs, des vignes dessinent un paysage serein aux confins de la Guyenne et de la Dordogne. Rien n'a changé, ou presque : pas de pins alors, mais des chênes, des châtaigniers et du blé. Au fond de la vallée serpente la Lidoire, frontière naturelle entre Anglais et Français, protestants et catholiques. Le château de Montaigne, fief de l'archevêque de Bordeaux en pays protestant, ancienne maison forte, en surveille les accès de sa position dominante.

Des six cents hectares de bonnes terres acquises par le bisaïeul de l'écrivain, augmentées par son père et entretenues par lui, il reste un ...

Réservé aux abonnés au site
Abonnez-vous au site pour lire l'intégralité de cet article.
Déja abonné ? Identifiez-vous