Le consentement, une valeur au-dessus de tout soupçon ?

Le consentement, une valeur au-dessus de tout soupçon ?

Un livre de la philosophe Geneviève Fraisse examine la notion de consentement, et suggère que l'addition des volontés individuelles ne peut suffire à fonder une politique digne de ce nom.

Dans nos sociétés libérales-démocratiques, consentir, dire « oui » à la volonté ou au désir d'un autre, est un acte - peut-être le plus éclatant - de la liberté des sujets. Nos sociétés n'ont-elles pas inscrit la formule dans celles que l'on reprend lors d'un mariage, et une de leurs plus grandes conquêtes n'a-t-elle pas été le divorce par « consentement mutuel » ? La question de la valeur morale du consentement surgit cependant, dès que l'on songe à des cas où celui-ci s'exerce sur fond d'une situation de pouvoir violemment dissymétrique. Que veut dire consentir quand nous n'avons pas d'autre choix à notre disposition ? C'est ce qui a amené les instances juridiques européennes à lui refu ...

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