Le jazz, ferveur de toujours

Le jazz, ferveur de toujours

Initié dès sa jeunesse, Leiris suivra toute sa vie les évolutions de cette « vraie musique sacrée », propice à la transe. Des sons, mais aussi des images et des sensations, capables de porter l'écrivain très haut et aussi parfois très bas, lorsqu'il compare douloureusement sa personne aux demi-dieux du jazz.

Ligne brisée formant des angles alternativement saillants et rentrants, tel pourrait être le tracé que dessine la musique de jazz chez Leiris. Musique qui, bien souvent, accompagne si ce n'est cristallise « certains des souvenirs les plus intenses de [s]a vie ». En 1918, un an à peine après l'arrivée du jazz en France, Leiris, alors jeune homme aspirant snob, découvre le jazz au Théâtre Caumartin, où les Seven Spades se produisent pendant les entractes d'une revue de music-hall. Bars américains, « pantalons étroits en bas » et « souliers à bouts pointus » pour se donner des airs, surprises-parties, cigarettes, débauche d'alcool, frémissements d'épaules du shimmy (1)...

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