Le Rockefeller était un faux

Le Rockefeller était un faux

Entre thriller, étude de caractère et récit autobiographique, un formidable « romanquête » sur un imposteur d'exception, dont l'auteur a été l'une des dupes étonnamment consentantes.

Les meilleurs imposteurs peuvent être considérés comme des artistes, et leurs mensonges comme des oeuvres à part entière. D'une certaine manière, les grands escrocs sont plus forts que les romanciers, plus imaginatifs et plus audacieux. Un romancier invente une histoire plausible et peut ensuite compter sur l'inadvertance du lecteur et les ellipses de la narration pour maquiller les invraisemblances ; il n'a pas besoin de penser à tout. L'imposteur, en revanche, doit tout prévoir ; dans une situation embarrassante, il lui faut inventer sur-le-champ un nouveau mensonge valable, sous peine de voir son passé s'écrouler. D'où que les usurpateurs subjuguent cinéastes et écrivains : les oeuvres ...

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