Max Jacob, un premier maître à l'essai

Max Jacob, un premier maître à l'essai

« J'attendais de cet homme non des conseils moraux, mais qu'il me livrât la recette et la clef et, pour un peu, je serais allé jusqu'à partager ses vices, si cela avait été un moyen d'acquérir son génie », écrit Michel Leiris dans L'Âge d'homme. Sur toute leur durée, de 1921 à 1944, les relations entre Michel Leiris et Max Jacob se sont révélées aussi sincères que mouvementées, aussi intenses que décevantes. En 1921, le jeune homme cherche un maître, tandis que Max Jacob, au début de sa gloire, attend un Radiguet, un poète à initier. L'aîné ouvre bien les voies de la poésie mais par la morale et la religion ; le malentendu mettra vingt ans à se dissiper. En 1924, les deux hommes ...

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