Nos disparus

Nos disparus

Tim Gautreaux n'a pas volé son surnom de « Conrad des bayous » : en troquant le Congo d' Au coeur des ténèbres pour le Mississippi, cet écrivain à l'éclosion tardive (il a aujourd'hui 68 ans et seulement deux romans récemment publiés) arpente d'une écriture hirsute les territoires bourbeux du Southern gothic pour déterrer les racines d'une mythologie du mal typiquement américaine. Jazz endiablé à bord d'un bateau à aubes, atmosphère poisseuse et exhalations d'alcool frelaté, fleuve limbique et dédale broussailleux du bayou, Nos disparus excelle dans les va-et-vient entre naturalisme rugueux et symbolisme ténébreux. Tandis que le personnage principal, ...

Réservé aux abonnés au site
Abonnez-vous au site pour lire l'intégralité de cet article.
Déja abonné ? Identifiez-vous