Novalis, à nouveau

Novalis, à nouveau

Poète, mais aussi philosophe et scientifique, il est l'un des premiers mages du romantisme allemand, à la fin du XVIIIe siècle. Un essai biographique et une anthologie rendent justice à ce géant trop peu lu.

« J'attends depuis longtemps votre revue », écrit Novalis le 26 décembre 1797 à Friedrich Schlegel, celui des deux célèbres frères dont il se sent le plus proche. « Avec elle peut commencer une nouvelle époque de la littérature. J'y participerai avec joie. » Cette revue, ce sera l'Athenaeum, qui ne connaîtra que six numéros mais inaugurera en effet une ère nouvelle, celle du romantisme. Les Français s'imaginent bien connaître le romantisme à travers nos grands écrivains des années 1820-1830 : mais le romantisme français, plus tardif, moins radical, n'a pas accompli tout de suite un pas aussi considérable que le romantisme allemand (sauf avec Nerval, qui de façon très révélatrice ...

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