Philippe Djian, le mors aux dents

Philippe Djian, le mors aux dents

Une formidable galerie de personnages et de péripéties, mitraillés sur quinze ans et deux cents pages.

Dispersez-vous, ralliez-vous ! n'est pas un titre facile. Il nous dit bien quelque chose, un truc enfoui au fond de soi, une vague musique, mais pas le temps de savoir quoi. Avec Djian, c'est la vitesse qui compte, la lecture démarre au coup de feu du starter, pour un sprint dont on ne sait pas la fin, il ne faut pas se disperser, au contraire, garder son souffle, on en aura besoin. Dès la septième ligne on comprend à l'accord d'un adjectif que cette voix est féminine, et avant le bas de la page voilà déjà quelqu'un au tapis : « J'ai repensé à ses paroles en la voyant nue sur le tapis de sa chambre, la langue violette. C'était la première fois que je me trouvais en présence d'une ...

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