Pour Kamel Daoud

Pour Kamel Daoud

Journaliste et éditorialiste au Quotidien d'Oran, Kamel Daoud s'est révélé l'an passé être un romancier de grand talent. Son livre Meursault, contre-enquête, comme un dialogue avec L'Étranger de Camus, eût mérité le Goncourt 2015, se contentant de celui du premier roman. Qu'importe, ce fut un événement considérable pour la littérature française. Par ailleurs, Daoud appartient à la lignée des combattants, ceux qui ne plient jamais face aux fanatiques et aux assassins, sinon la mort venue. En Algérie, son pays, cette Algérie qu'il aime tant et à laquelle il a tout sacrifié, Daoud est condamné à mort par les islamistes. Il n'a pas courbé l'échine, refusant de s'exiler. Un modèle de probité, de courage, de talent.

Après les émeutes sexuelles de Cologne sans doute provoquées par des migrants pour la plupart musulmans au soir de la récente Saint-Sylvestre - l'enquête de police le confirmera ou pas -, Kamel Daoud a écrit un article d'analyse, de réflexion, publié dans le quotidien italien La Repubblica puis dans Le Monde. Il y cherchait des clés d'explication, fortes, puissantes, comme à l'accoutumée sans concession. Extraits : « Des immigrés accueillis s'attaquent à "nos femmes", les agressent et les violent. Cela correspond à l'idée que la droite et l'extrême droite ont toujours construite dans le discours contre l'accueil des réfugiés. [...] Le fantasme n'a pas attendu les faits. ...

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