Quand les sciences infusent des préjugés

Quand les sciences infusent des préjugés

La supposée parfaite objectivité de la biologie sur la différence sexuelle est remise en cause par les critiques féministes. D'abord parce que la science réduit cette différence à un fait de nature, ensuite parce que ses protocoles et résultats ne sont pas exempts de partis pris, inconscients ou non.

En 1993, la biologiste Anne Fausto-Sterling publiait dans la revue The Sciences un article au titre provocateur, « Les cinq sexes : pourquoi mâles et femelles sont insuffisants ». L'objectif n'était pas tant de démontrer l'existence de cinq catégories de sexe identifiables à l'intérieur de l'espèce humaine que de contester l'idée qu'en matière de sexe les humains formeraient une espèce absolument dimorphique (uniquement des mâles et des femelles). « Le sexe » devait être redéfini comme un continuum vaste et infiniment malléable, défiant les limites des catégorisations dont il fait l'objet.

Dans les années 1970, la distinction entre sexe et genre opérée par les féministes a ...

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