Sous la IIIe République, le féminisme... se féminise

Sous la IIIe République, le féminisme... se féminise

Dans les années 1870, ce sont encore essentiellement des hommes qui se saisissent de la condition féminine sur la place publique. C'est sous la IIIe République que les femmes s'emparent massivement de leur destin, par-delà le cliché folklorique de la « suffragette ».

C'est au cours du XIXe siècle qu'un mouvement féministe se structura autour de collectifs et d'une presse militante durables, à l'initiative notamment de la romancière André Léo (1) et du journaliste Léon Richer. C'est ce dernier qui s'imposa comme pionnier dans la construction du mouvement : avec Maria Deraismes, il fonde en 1869 le journal Le Droit des femmes, puis en 1870 l'Association pour le droit des femmes, ouverte aux femmes et aux hommes. Revendiquant principalement la réforme du Code civil napoléonien qui fait des femmes des mineures civiles, il est favorable à l'octroi des droits politiques aux femmes mais estime le moment inopportun. Il refuse l'affro ...

Réservé aux abonnés au site
Abonnez-vous au site pour lire l'intégralité de cet article.
Déja abonné ? Identifiez-vous