Sous la Ve, une gauche baudruche

Sous la Ve, une gauche baudruche

L'historien Michel Winock tient depuis longtemps des carnets sur la vie politique française. Voici ses notes sur la Ve République, de De Gaulle à la victoire de Mitterrand : ce dernier occupe (et exaspère) beaucoup Winock, qui voit en lui l'incarnation d'une gauche hypocrite et inconséquente.

De ses nombreux carnets, qu'il tient régulièrement depuis la fin de sa scolarité, Michel Winock a tiré, il y a presque quarante ans, un livre sur la pitoyable agonie de la IVe République (La République se meurt, Le Seuil, 1978), tombée parce qu'elle était incapable - gauche et droite confondues - de résoudre le problème algérien. À commencer par Mitterrand, qui, ministre de l'Intérieur dans le gouvernement Pierre Mendès France, déclarait à la tribune de l'Assemblée nationale, le 12 novembre 1954 : « L'Algérie, c'est la France. » Et qui, garde des Sceaux dans le gouvernement Guy Mollet, secrétaire général de la SFIO, avait accepté sinon proposé de remettre les pouvoirs spéciaux à ...

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