Terreur blanche

Terreur blanche

Fred Vargas a changé d'éditeur mais pas de braquet : dans son nouveau roman, elle parvient à entrelacer les plus sombres heures de la Révolution et une funeste équipée contemporaine en Islande.

« Un paquet d'algues » : c'est ainsi que le commissaire Adamsberg se représente le sac de noeuds criminel que Fred Vargas a inventé pour ces Temps glaciaires, afin qu'il le débrouille. L'image, éloquente, pourrait convenir au roman entier : ne mêle-t-il pas l'histoire de la Convention à un sinistre fait divers arctique, relié à la légende d'un esprit islandais et noué à une triste histoire d'enfants placés ? Ah, et tout cela apparaît à mesure que le commissaire Adamsberg, toujours aussi génialement flou, commence à tirer le fil - cassant, glissant - d'une série de crimes signés de petits symboles - des sortes de H où une barre, en demi-cercle, est biffée d'un trait oblique, et en ...

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