Un yiddish au goût d'érable

Un yiddish au goût d'érable

S'étalant sur un siècle et demi, une fresque caustique sur une lignée de Juifs canadiens ayant fait fortune grâce à la contrebande d'alcool.

Au commencement, il fallait à l'auteur une famille de magnats juifs. Lui qui s'était déjà employé au fil de ses précédents romans (L'Apprentissage de Duddy Kravitz, Le Cavalier de Saint-Urbain) à représenter sans ménagement les quelques artères de son Mile End natal, le quartier juif de Montréal, n'a eu qu'à tendre la main pour cueillir la famille Bronfman, installée sur le Mont-Royal tout proche. Il la prend pour modèle de sa famille Gursky, ces générations d'affairistes qui ont gagné fortune et notabilité grâce au commerce des alcools et à leur contrebande vers les États-Unis du temps de la prohibition. Mais Mordecai Richler introduit aussi un anti-héros, Moses Berger, universi ...

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